Biographie

pm-biopic Patrice Michaud manque d’air pendant quelques secondes en voyant le jour. Il s’en remettra. La suite se déroule en face du treizième poteau de téléphone de la rue Labrie, Cap-Chat, Gaspésie. C’est là qu’il grandit, se prend pour un homme, tombe en amour avec Kim Cattrall, Madame Avon et Laura Secord, devient convaincu que les mannequins des magasins sont secrètement vivants, espère une moto, n’en voit jamais la couleur, veut une barbe et des muscles, devient et demeure nul dans tous les sports, oublie sa pompe à asthme, reçoit sa première guitare et, comme toute bonne chose n’a pas de fin, quitte pour d’autres cieux.

Quand la musique s’en mêle enfin, il se met à chanter, raconter et décrire tout ce qu’il voit. Le reste, il l’invente. En 2008, il déboule jusqu’au Festival en chanson de Petite-Vallée, qui se pointe comme une bénédiction. Il se donne à fond, doute et s’en fout pour finir par s’en sortir avec plus que moins : trois distinctions et l’envie de continuer. En 2009, il est nommé grand lauréat du Festival international de la chanson de Granby. C’est là qu’il rencontre le réalisateur David Brunet. De cette amitié résulte Le triangle des Bermudes, un premier album qui parle d’humains et d’espaces, du temps, de choses et d’autres. Il s’agit indéniablement d’un bon départ : 125 concerts au Québec et à travers la Francophonie, de multiples distinctions dont 4 nominations et 2 Félix au Gala de l’ADISQ 2012.

En 2014, Patrice s’entoure d’une équipe de rêve avec Andre Papanicolaou à la réalisation et aux guitares, Simon Blouin à la batterie, Mark Hébert à la basse, François Lafontaine au piano, Audrey-Michèle Simard aux chœurs et concocte son deuxième album, Le feu de chaque jour. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est sur une lancée. Après avoir remporté le Félix de l’album folk de l’année pour Le feu de chaque jour en octobre dernier, l’auteur-compositeur-interprète et conteur trône au sommet des palmarès et dépasse maintenant les 80 représentations du spectacle.  

Parfaitement conscient qu’il ne terminera jamais sa maîtrise en littérature et n’aura jamais de barbe, Patrice se concentre sur l’essentiel : écrire des chansons, faire des bébés (il a en deux),  tout ça de la même manière. Avec amour. Il en est là.